Cette semaine, nous lisons la partie de la Torah de Bo dans toutes les synagogue du monde.
Tout le monde connaît l’histoire : les 10 plaies, « Laissez partir mon peuple », le meurtre du premier-né. Nous avons vu le film. Mais ce n’est pas seulement une histoire de miracles : c’est une histoire de refus.
Au moment où nous arrivons à ce point, Pharaon n’est plus ignorant. Il a des données. Il a des avertissements. Il a des preuves empilées sur des preuves. L’Égypte s’effondre sous ses yeux, et la Torah répète toujours la même phrase : son cœur est kaved – lourd.
Ce n’est pas de l’entêtement : c’est de l’obésité morale. Un cœur tellement plein de lui-même qu’il ne peut plus bouger.
C'est ce que la Torah appelle les ténèbres.
Des manifestations ultra-orthodoxes éclatent à travers Israël le jour de l’enrôlement des ultra-orthodoxes dans l’armée israélienne (crédit : MARC ISRAEL SELLEM)"Personne ne pouvait voir son frère et personne ne pouvait se lever d'où il était."
L’obscurité en Égypte n’était pas simplement l’absence de lumière : c’était l’effondrement de la reconnaissance humaine. Les gens ne pouvaient plus se considérer comme des êtres humains. Ils étaient figés – émotionnellement, moralement, politiquement.
Ce n’est pas de l’histoire ancienne.
Nous le voyons à nouveau en Iran, où un régime terrifié par son propre peuple a choisi la stratégie du Pharaon : répression, censure, prisons, intimidation et extinction systématique de l’espace public.
Quand le pouvoir a peur de la vérité, il éteint les lumières. Cela fait taire les témoignages. L'obscurité devient une politique.
Mais Parashat Bo refuse de laisser l’histoire rester « là-bas » – pour qu’ils la « passent sous si...
[Courte citation de 8% de l'article original]